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  • : Grand lecteur de romans noirs, de science-fiction et d'autres trucs bizarres qui me tombent sous la main
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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 09:07

 

     Une fois n'est pas coutume, faisons court.

 

     J'entends déjà le chœur des féministes crier au scandale (remarque ironique gratuite n° 333). Certes, le thème choisi par Thomas Day est loin d'être illégitime. Les violences faites aux femmes dans le monde restent d'une banalité affligeante, quand elles ne sont pas simplement encouragées par des autorités politiques, religieuses et l'absence de décence commune.

     Toutefois, je n'ai pas réussi à adhérer aux cinq nouvelles de ce recueil. La faute à un traitement manquant parfois d'impact, plus globalement de profondeur, et qui, au final, m'est apparu assez convenu. Faut croire que je n'étais pas en phase.

 

     De SF, il n'est question que de manière périphérique, même si ce sont les éditions ActuSF qui publient l'ouvrage... (Au passage, j'ai aperçu Women in chains dans le rayon littérature générale de plusieurs librairies)

     En fait, sur les cinq textes, seuls deux peuvent revendiquer haut et fort l'étiquette, et encore faut-il accepter l'anticipation proche, voire très proche, dans le corpus. Pour le reste, on oscille entre un réalisme cru, teinté de merde, de foutre et de sang, et un fantastique superficiel.

 

     Le recueil décline cinq aspects des violences faites aux femmes : meurtres cruels, voire rituels, superstition, exploitation sexuelle, viol de masse et maltraitance conjugale. On plonge ainsi au cœur de l'horreur quotidienne vécue par une proportion non négligeable de la population féminine.

     Malheureusement, à l'exception de « La Ville féminicide », évocation impressionnante et très shepardienne de la cité frontière de Ciudad Juarez, j'ai trouvé que le recueil manquait singulièrement d'atmosphère.

      « Poings de suture » reste anecdotique, « Nous sommes les violeurs » me semble effleurer son sujet, « Eros-Center » mise tout sur une narration éclatée mais pèche en raison d'une intrigue très fleur bleue, et « Tu ne laisseras point vivre » s'achève sur un dénouement que seule la victime ne semble pas pressentir. Un comble, compte tenu de ses talents de voyante !

 

     Bref, vous l'aurez compris. Women in chains demeure pour moi comme l'histoire d'un rendez-vous manqué. Tant pis !

 

Women-in-chains.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Women in chains de Thomas Day – Éditions ActuSF, collection Les Trois Souhaits, avril 2012

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commentaires

Cachou 08/06/2012 19:02


Tous jours (et un peu les nuits aussi).

Cachou 08/06/2012 18:29


Féminine, l'intuition? (ben quoi?)

yossarian 08/06/2012 18:56



Sexiste !



Cachou 08/06/2012 18:21


Pourquoi, parce que je suis toute seule? (argh, je me suis vendue)

yossarian 08/06/2012 18:27



Je le savais. Une intuition.


 



Cachou 08/06/2012 09:47


Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaau scandale! (dit le choeur des féministes)

yossarian 08/06/2012 18:18



Tu mens.