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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 18:44

     Retour aux choses sérieuses bientôt. En attendant, quelques lectures de BD, histoire de patienter...

 

Baron Samedi, L'enfant de la mort - Dog Baker - Editions Treize étrange

baron samedi     Dans le panthéon des Génies du Mal, Baron Samedi se taille (au scalpel) une place de choix.
     Voici une BD à destination de l'amateur de littérature populaire et de l'adepte des déviances érotiques et sanglantes.
Quid de l'histoire ? Seul survivant d'un massacre perpétré par des mercenaires agissant pour le compte de la République française, Baron Samedi tient son nom de ces circonstances. Devenu adulte, il croit échapper à son destin. Las, celui-ci le rattrape. Désormais créature de la nuit, le visage brûlé par la chaux vive et caché par un masque de mort, il ne vit plus que pour assouvir sa vengeance contre cette nation honnie : la France. En compagnie de Maman Brigitte, il torture, exécute, massacre, sans que la police, en particulier le célèbre commissaire Le Porc, ne puisse l'arrêter.

 

     Narré de manière dynamique, avec un graphisme relevant de la ligne claire, dont on a noyé les couleurs - sauf le rouge artériel - dans un camaieu de gris, Baron Samedi acquitte avec les honneurs son tribut à Fantomas, au Docteur Cornélius et au cinéma italien d'horreur.
     Le Paris des années 1960 apporte une touche vintage à l'ensemble, ce qui n'est pas déplaisant.
Un récit à suivre...

 

 

 

Star Wars - Mondes Infernaux - Collectif - Editions Delcourt

 

     comic-mondes-infernaux-12159.jpgDans une galaxie très proche, la nôtre en fait, à l'hyper du coin de la rocade, pas plus tard qu'hier, mon regard dans le vague a accroché la couverture du nouveau produit dérivé SW édité par Delcourt, débarqué fraîchement sur l'étalage du boucher... du libraire, je veux dire.
Par pur automatisme -vous ai-je avoué être fan de la old-school trilogie -, j'ai saisi l'objet pour le feuilleter.
     Calalogué dans la série Infinities - une des moins mauvaises de la franchise -, Mondes infernaux regroupe dix short comics, comme on dit. Des one-shots scénarisés et dessinés par des auteurs britanniques, genre Steve Parkhouse, Steve Moore, John Stokes, Alan Davis, Bruce Jones et Alan Moore.
     Hein ? 
     Alan Moore est Dieu (dixit Nébal).
     Dieu aurait-il besoin de manger ?
     Prenant mon courage à deux mains, et l'ouvrage dans l'autre, je me suis installé pour lire.

     Première impression, le dessin tranche par rapport aux autres albums où le trait et les ambiances oscillent entre le mouais et le bof bof. Un style graphique rappelant V pour vendetta ou The Watchmen. Pas pour me déplaire. Un petit côté désuet aussi. Renseignement pris, ces short comics sont parus en revue au début des années 1980. Ils ont été rassemblés ensuite en albums : les recueils Devilsworld (1 et 2) et The Tales from Mos Eisley.

Quid des histoires ? Pas de quoi sauter au plafond. Pas de quoi crier au scandale non plus. On s'inscrit dans l'univers classique de SW, celui de la trilogie initiale (ne pas confondre avec la prélogie comme on dit dans les milieux bien informés).
     Les intrigues jouent sur les ressorts d'une SF classique, histoire à chute, s'éloignant du canon stawarien (je néologise si je veux). On retrouve quelques unes des marottes d'Alan Moore dans les récits qu'il scénarise. En particulier Tilotny a crée une forme..., courte histoire anti-starwarienne au possible, sans doute ma préférée.

     Bref, cet album est une curiosité. Sans doute pas un incontournable, mais un recueil qui mérite un coup d'oeil.

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